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La 34ème Fête du livre aura lieu du 31/01 au 4/02/2018

Le secret le mieux gardé du village

Introduction par la classe de CM2 de Madame Métivier de l'école du Bouquet à Montélimar, pour le concours d'écriture 2017.

28/11/16

Journal intime d'Héloise.

3 juillet 2006

Aujourd’hui encore, je suis descendue dans ce champ qui me permet de trouver l’inspiration pour réaliser mes photographies. Ce lieu est magnifique : les couleurs extraordinaires de l’été m’enchantent. J’aime rester assise sur mon rocher jusqu’au coucher du soleil car cette lumière est parfaite pour mes photos. J’aime entendre et observer les animaux sauvages.

 

 
 

 

Et puis ici, personne ne vient troubler la solitude dont j’ai besoin pour exprimer mes idées, mes sentiments, à toi, mon cher journal. Tu es le seul à connaître mes secrets et à garder mes précieux clichés...
Pourquoi ne puis-je pas faire le métier de mes rêves ? Pourquoi dois-je rester coincée ici, dans ce charmant village, mais trop isolé ? Est-ce qu’un jour, j’aurai le courage de dévoiler que je veux être photographe animalier?

4 juillet 2006

Comme hier, je suis allée dans mon champ préféré. Tout à coup, j’ai vu apparaître un cerf dans mon objectif. Il se rapprocha de plus en plus de moi. Au début, j’étais apeurée. Lui, par contre, n’avait pas l’air très sauvage. Nous nous sommes observés longtemps. Le regard du cerf m’intriguait et me semblait familier. Il était majestueux, son poil était soyeux et ses bois somptueux. Il me dominait et il dégageait une certaine bonté. Je me suis sentie heureuse en sa présence.

 

 

 

 

Pourquoi est-il venu aussi près de moi pendant ce long moment ?

5 juillet 2006

Quelle surprise j’ai eue en arrivant dans le champ aujourd’hui ! Le cerf était là, comme s’il m’attendait, comme s’il sentait que j’allais revenir. C’est sans doute son instinct d’animal sauvage ! Je l’ai photographié pendant des heures, on aurait pu croire qu’il prenait la pose pour moi. Son regard ne m’était pas inconnu...
J’ai collé quelques photos de lui sur toi, mon cher journal. Elles me semblent très réussies !

6 juillet 2006

Je suis au village, je me sens seule, le cerf me manque. Est-il venu jusqu’au rocher ? Etait-il triste et inquiet de ne pas me voir ?

7 juillet 2006

Génial, le cerf était là, malgré mon absence d’hier ! Il est parti en me regardant, me donnant l’impression que je devais le suivre. Il m’a menée jusqu’à une forêt ombragée à travers laquelle les rayons du soleil filtraient à travers les arbres. J’ai fait de superbes photos de mon nouvel ami. A la tombée de la nuit, j’ai dû rentrer. Arrivant au rocher, catastrophe ! Je t’avais oublié, mon cher journal, et mes photos ont disparu. Depuis, mes larmes ne font que couler...

 

 

 Développement par la classe de CM1-CM2 de Monsieur Blain de l'école château d'Ancely à Toulouse.

 02/01/2017

 3 juillet 2006

Aujourd'hui, Héloïse est descendue au champ. J'ai vu qu'elle prenait des photos et écrivait dans son journal intime. Quand j'étais petit, c'était moi qui étais sur ce rocher.
Je reste incognito car elle ne sait pas qui je suis.
Elle et ce paysage m'enchantent. Les magnifiques champs de blé blondis par la lumière du soleil d'été sont entourés d'une forêt de hêtres et de chênes. De somptueux rochers gisent dans la terre.En arrière-plan, les montagnes du Massif Central aux sommets enneigés abritent d'immenses forêts peuplées d'animaux. Mais la déforestation et le braconnage font des ravages. Cela me désole.

 
 

 

Heureusement, en baissant les yeux, je retrouve le paysage qui a bercé mon enfance.
Je ne peux l'aborder et lui dire qui je suis.

4 juillet 2006

Je suis encore descendu au champ, et elle prenait des photos d’un cerf majestueux. Il y a 15 ans je prenais également des photos animalières et ce cerf ne m’est pas inconnu. Se pourrait-il que... ?

5 Juillet 2006

J'ai guetté Héloïse partir au champ, comme tous les jours, pour qu'elle prenne des photos du paysage.J'ai aperçu ce cerf qui attendait tranquillement et qui prenait la pause pour elle. J'en suis certain maintenant. C'est bien lui : une posture majestueuse, presque 2 mètres au garrot. Ses bois ont grandi depuis notre dernière rencontre ; ses sabots se sont assombris mais son pelage d'été était plutôt marron clair.

Enfin, il a cette tâche blanche sur l'oreille gauche et cette cicatrice qui barre son museau. Je ne les avais pas remarquées la première fois. L'histoire ne doit pas se répéter...

6 Juillet 2006

Je l'ai espionné toute seule au village. Elle était si triste. Elle a de longs cheveux bruns lâchés comme sa mère. Quand je l'ai aperçue pour la première fois, j'ai été frappé par sa haute stature malgré l'effet grossissant des jumelles ; elle est grande comme moi. Des yeux bleus pétillants, un sourire éclatant et ce grain de beauté sur son nez hérité de Jeanne. Je reconnaissais ses bijoux : le collier en pierres, cadeau de notre anniversaire de mariage et ces boucles en or massif qui mettaient en valeur son sourire.
Elle portait une longue robe facilement repérable grâce à ses motifs à fleurs.

 Pour battre la campagne, de grandes bottes en cuir noir ; elle marchait délicatement à travers champs avec ses longues jambes fines. Héloïse, je voudrais tant te serrer contre moi...

7 Juillet 2006

Aujourd'hui, le cerf l'a conduite au cœur de la forêt jusqu'à cette clairière où a eu lieu l'accident... Je surveillais les moindres mouvements de l'animal guettant un signe nervosité. Elle, insouciante, le visait avec son objectif et s'approchait à pas de loup sans aucune crainte. Leur complicité devient évidente. Le stress montait en moi et je me retenais de sortir de ma cachette pour la prévenir du danger. La séance photo a duré toute l'après-midi. Une après-midi de torture. En quittant la clairière, Héloïse a oublié son cahier de notes. Sans doute sous l'effet de l'émotion de cette rencontre rare et si extraordinaire. Je vais enfin connaître ses secrets. Bientôt puisses-tu connaître le mien ?

Journal intime d’Héloïse

10 juillet 2006

Je t'ai retrouvé mon cher journal, posé délicatement sur le rocher comme si quelqu'un l'y avait déposé. Le cerf m'a mené jusqu'à toi. A la page du 7 juillet, j'ai découvert une photo d'une famille avec un faon à ses côtés qui avait une tache blanche sur l'oreille gauche étrangement comme mon ami. La femme était magnifique, radieuse ; elle portait un collier semblable au mien qui flottait sur sa longue chevelure brune. Son bras était posé sur l'épaule d'un homme souriant avec un appareil autour du cou. Il était imposant et semblait viril. A sa gauche... ma grand-mère !
Elle me portait dans ses bras. Je montrais le faon du doigt en cherchant à le caresser.

Au dos de cette photo intrigante, une date : 31 juillet 1992 ; j'avais un an passé... Dans ma tête tout se bouscule : ma grand-mère m'a toujours affirmé que mes parents avaient perdu la vie juste après ma naissance dans d'un accident d'avion en Afrique pour un de leur nombreux documentaires animaliers. J'étais orpheline quelques jours à peine être venue au monde. Elle s'est occupée de moi, m'a élevée. J'ai donc vécu dans le mensonge. Pourquoi ??? De rage, je t'ai jeté à terre et comme par magie tu m'as donné la réponse...
Une lettre qui m'était destinée dépassait entre tes pages. Une feuille était noircie d'une écriture mal assurée.

« Ma chère Héloïse,

 Voilà 15 ans que je vous ai quittées toi et ta grand-mère pour fuir aux Antipodes. Après la mort de ta mère, je n'ai pas supporté la douleur. Je n'ai pas su la protéger. Je ne me sentais pas capable d'affronter à nouveau la vie. Tout en toi me rappelait ta mère. Je n'avais pas la force.

Alors je suis parti. Je t'ai abandonnée. C'est ta grand-mère, Chantal, qui t'a élevée en respectant ma douleur, mon secret. Ne lui en veux pas ; elle n'a pas voulu que tu souffres comme moi. Tout ce qu'elle a fait c'est te protéger.
Pardonne-moi d'avoir été aussi lâche ; j'aimerais tant te parler et te serrer dans mes bras.
Je peux tout t'expliquer. Je t'attendrai tous les jours dans la clairière aux rochers jusqu'à la fin de l'été... »

Jean-Michel, ton père

P.S. : N'approche pas trop près ton ami le cerf... »

A suivre...

Conclusion par la classe de CM1-CM2 de Madame Dieleman de l’école de La Touche.

10 juillet 2006

Mais pourquoi me dit-il de ne pas approcher mon ami le cerf ? Pourtant, il a l’air si gentil! De quoi n’a-t-il pas su protéger ma mère ? Il y a tant de questions dans ma tête... Je ferai mieux de rentrer chez moi pour me reposer.

11 juillet 2006

Cher journal,
La nuit a été longue, je n’ai pas arrêté de réfléchir... J’ai décidé d’écrire une lettre à mon père, j’aimerai tant qu’il me partage sa passion et j’aimerai aussi connaître toute mon histoire.

Cher papa,

C’est étrange d’écrire « papa » pour la première fois... Je croyais que tu étais mort, pendant 14 ans j’ai grandi avec cette idée que j’étais orpheline. J’aimerai tellement te rencontrer pour que tu me racontes cette vérité que j’ai si longtemps ignorée...
Il y a un mystère que je ne comprends pas... J’ai besoin que tu m’expliques qui est ce cerf, pourquoi tu ne veux pas que je l’approche ? J’ai beaucoup de questions à te poser... Peux-tu me rejoindre au rocher demain matin, à l’aube. Je t’attendrai.
Héloïse
Voilà, c’est fait ! J’ai glissé ma lettre dans une enveloppe et je l’ai déposée sur le rocher. J’espère qu’il la trouvera et qu’il sera au rocher, demain matin à l’aube.

***

Aujourd'hui je vais pouvoir serrer Héloïse dans mes bras...Cela fait 14 ans que j'attends ce moment !!
Quand j'ai vu Héloïse poser l'enveloppe sur notre rocher, mon cœur s'est mis à tressaillir ! J’ai choisi de lui offrir mon premier appareil photo ainsi qu’un de mes albums, je veux lui montrer et lui raconter toute son histoire, partager avec elle notre passion commune.

J'espère que plus rien ne pourra nous séparer...

***

12 juillet 2006, 18h45 :

Ce matin, je suis arrivée un peu avant mon père. J'ai cru qu'il n'allait pas venir, j'étais triste...Et tout à coup, à travers la brume du matin j'ai aperçu une silhouette. C'était mon père!

Là mon cœur s'est mis à battre la chamade. Il était si grand! J'ai couru vers lui et je lui ai sauté dans les bras. Dans ses mains, il tenait un appareil photo et un album. Il m'a serré dans ses bras... Nous nous sommes assis sur le rocher. Et puis, il m'a tendu l'album et a commencé à me raconter toute l'histoire. J'ai enfin compris le mystère, la disparition de ma mère, la réaction de mon père... Ensemble, nous avons regardé les photos. Mon père m'a parlé de ma mère, il l'aimait tant ! Je lui ai dit que mon rêve était de devenir photographe animalière, comme lui. Et là, sous nos yeux, cinq jolis marcassins sont sortis de la forêt et ont traversé le champ. C'était un moment idéal pour les photographier ensemble ! Alors mon père m'a montré son talent et il m'a regardé les photographier, il ne disait rien... Il m'observait...

Puis, tout à coup, dans mon dos la mère sanglier a surgit, prête à tout pour défendre ses petits.

Elle s'est élancée dans ma direction. Mon père a aussitôt crié « Attention Héloïse ! ». A cet instant, mon ami le cerf est sorti de la forêt en courant pour s'interposer entre moi et la laie qui me chargeait. Mon père m'a saisi dans ses bras pour me protéger. Mon ami le cerf, qui est venu à ma défense, a été blessé à la patte dans le combat. Nous avons eu très peur ! Lorsque mon père a vu que le cerf était blessé, il s'est approché doucement de lui pour le soigner. J'étais émue de voir le cerf me défendre et de voir mon père le soigner après tout ce qui s'était passé... Non, l'histoire ne se répétait pas...au contraire, elle prenait un tournant particulier ce 12 juillet 2006 !

15 juillet 2006 :

Ce matin, nous sommes encore retournés au champ tous les deux. Nous sommes allés auprès du cerf, il allait mieux ! Nous avons pris un sentier pour nous balader et prendre à nouveau des photos avec l'appareil que papa m'a offert.

9 juillet 2009

Cher journal,

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit sur tes pages... Il s'est passé tellement de choses depuis ! Aujourd'hui, je voulais t'écrire que j'ai réalisé mon rêve ! Je viens de recevoir mon diplôme de photographe animalière et je pars au Canada pour réaliser mon premier reportage animalier ! Ce sera un voyage merveilleux car je vais partager ce reportage avec mon papa !

J'arrive à ta dernière page... Jamais je ne te quitterai, d'ailleurs je vais vite aller te glisser dans ma valise !

 

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